Voyage culturel 2025 - entre Lausanne et St-Maurice
Voyage culturel 2025 - entre Lausanne et St-Maurice
Logo de la Fondation Atelier d’Artistes (FAA), l’une de nos destinations
Voyage culturel 2025 - entre Lausanne et St-Maurice
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Voyage culturel d’ARTHIS, à la découverte de vitraux modernes de la Glâne, organisé par Guy de Montmollin
Prix : CHF 120.- pour les membres, CHF 130.- pour les non-membres
Photo : Julie Rieder (membre d’ARTHIS)
L’automne, l’une des impressionnantes toiles du cycle des saisons de Franz Gertsch, à la Fondation portant son nom à Burgdorf.
Photo Julie Rieder, participante au voyage
Comme toujours, le programme a été riche et attractif.
Nous avons commencé avec la visite guidée de la charmante petite ville de Burgdorf/Berthoud, avant de nous rendre au Musée Franz Gertsch dont les œuvres sont magistrales et où nous avons été reçus par son directeur Arno Stein. Après un repas au Restaurant du Château de Burgdorf, nous avons profité d'être déjà sur place pour visiter le château de manière individuelle. Plus tard dans l’après-midi, nous nous nous sommes déplacés à Riggisberg pour visiter la fondation Abegg, dont la collection de tissus est exceptionnelle. Notre guide nous a mené tout spécialement dans l’exposition temporaire “La Dernière Robe. Découvertes funéraires de la grotte d'Assi el-Hadath au Liban”, dont la fondation a restauré les habits. Nous y avons encore pris une collation, avant de rentrer à Neuchâtel.
Voyage annuel entre la Broye et la Glâne
Cette année, notre voyage a fait découvrir de vraies pépites à plusieurs de nos membres. En effet, nous avons commencé par (re)découvrir l'abbatiale rénovée de Payerne, chef-d'œuvre d'art roman, puis visité le musée Eugène Burnand avec M. Justin Favrod, historien et journaliste, créateur notamment du mensuel romand d'histoire et d'archéologie "Passé simple". Après un repas au Restaurant de la Poste de Villars-Mendraz, nous sommes revenus à Moudon, ravissante et méconnue ville classée parmi les "plus beaux villages de Suisse", pour en faire le tour toujours en compagnie de M. Favrod. Enfin, nous nous sommes déplacés à Mézières/FR pour visiter le musée du Papier peint, dont la collection est exceptionnelle, avant de rentrer à Neuchâtel.
L'architecture de l'abbatiale est principalement romane, bien que des éléments gothiques ultérieurs soient également présents. Des chapiteaux peints et des fresques du XIe et XIIe siècles ornent l'intérieur, illustrant des scènes religieuses. De plus, de nombreuses tombes ont été découvertes dans et autour de l'abbaye au fil des années, lors de fouilles archéologiques menées par divers chercheurs.
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
L’origine de l'abbatiale de Payerne remonte à Adélaïde de Bourgogne, fille de la reine Berthe de Souabe, qui a initié la construction du prieuré Notre-Dame entre 961 et 965 sur le site d'une ancienne villa romaine. La construction de l'église actuelle a débuté au milieu du 11ème siècle, puis elle a été l’objet de nombreuses transformations au cours des siècles en raison d’incendies ou de manque d’entretien. C’est en 1444 que le prieuré est élevé au rang d'abbaye mais la Réforme imposée par les Bernois en 1536 a marqué la fin de la vie monastique à Payerne. Le monastère est fermé en 1565, et l'abbatiale subit diverses utilisations, de grenier à prison.
Une prise de conscience que cette abbatiale est un vrai joyau est initiée à la fin du 19ème siècle grâce à Johann-Rudolf Rahn, un professeur d'histoire de l'art, qui plaide pour sa restauration. En 1920, des fouilles et des travaux sont entrepris, et en 2007, un projet de sauvegarde est lancé pour prévenir son effondrement. Après des travaux coûteux, l'abbatiale a pu rouvrir ses portes en 2020, pour devenir un musée dédié à son histoire et à son architecture.
Notre guide, nous montrant des détails des chapiteaux.
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Notre prochaine étape a été la Ville Haute de Moudon, où se situe le musée Eugène Burnand, que nous avons visité en compagnie de M. Favroz. Ce peintre, né en 1850 à Moudon, mort en 1921 à Paris, découvre la peinture lors d’un voyage à Florence, alors qu’il était âgé de 10 ans seulement. Il obtient un diplôme d’architecte en 1871, mais abandonne ce métier au profit de sa passion : la peinture. Il intègre donc l’école des Beaux-Arts de Paris en 1872, ce qui marque le début de sa carrière. Bien qu’issu d’une famille aisée et fréquentant tant les châteaux que la haute société, il aime peindre des scènes rurales, qu’il peint avec un style naturaliste, même si l’art religieux l’a toujours attiré.
Le fils d’Eugène Burnand, René, a su convaincre les autorités du Canton de Vaud de créer un musée pour rassembler l’œuvre de son père, que le conservateur d’alors du musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne avait déposées dans les remises en raison d’un profond désintérêt de sa part en dépit du rayonnement du peintre bien au-delà des frontières helvétiques. Ainsi, le Musée Eugène Burnand a été installé depuis 1960 dans la Maison de Denezy, une maison seigneuriale située dans la Ville-Haute. D’autres œuvres, prêtées par le Musée d’art et d’histoire de Genève, le Kunstmuseum de Berne et le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel sont venues compléter la collection dès 1990.
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Notre membre Huguette montre son arrière-grand-père, représenté par Eugène Burnand sur le char des pompier qui roule à toute allure pour éteindre un incendie.
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
La première mention écrite de Moudon date d'environ 280, ce qui atteste de la présence d’une bourgade très ancienne en ces lieux, au confluent de la Broye et de la Mérine. Aujourd’hui, cette ancienne capitale du Pays de Vaud peut s'enorgueillir d'un patrimoine bâti d'une grande richesse, que nous a fait découvrir M. Favroz. Sa Ville Haute est d'ailleurs reconnue site d'intérêt national en raison des nombreux exemples d'architecture civile médiévale qu’elle recèle, et qui sont extraordinairement bien conservés.
L’église Saint-Etienne de Moudon a été construite par les comtes de Savoie dès la fin du 13ème siècle. Elle se distingue par son architecture gothique rayonnante, son décor peint et son mobilier rustique. On peut aussi y observer des stalles du 16ème siècle ainsi que le plus ancien orgue de canton (1764).
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Après cette visite, nous sommes partis pour Mézières (FR). Il s’y trouve le Musée du papier peint, qui occupe une très belle résidence de style baroque tardif. La seigneurie a connu plusieurs propriétaires, dont la famille de Diesbach, qui l’a rachetée en 1756. Frédéric-François-Victor de Diesbach, officier au service de la France, a transformé le château, et c’est à lui que l’on doit un incroyable décor intérieur : entre 1780 et 1830, il en orne 12 chambres et salons de papiers peints français, alors à la dernière mode et très prisés dans les milieux aristocratiques et bourgeois.
Notre guide nous a expliqué que le château s’est longuement dégradé, abandonné, mis à disposition de sociétés locales ou même squatté, jusqu’à ce que son décor n’attire à nouveau l’attention. Il faut préciser que très peu d’ensembles de papiers peints de cette époque sont parvenus jusqu’à nous, surtout encore en place, même au niveau international. Cette rareté et la beauté des décors ont justifié une restauration minutieuse du lieu dès 1994, ainsi que sa protection. Le musée a pu ouvrir ses portes au public en 2007.
L’utilisation de papiers peints connaît un essor extraordinaire dès la 2ème moitié du 18ème siècle. A Mézières, il présente un grand intérêt historique en tant que témoin des goûts et mœurs de cette époque.
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Voici une vidéo de cette journée (https://drive.google.com/file/d/1WVEJ1Y-WSKNkkZJFzAN1iBPUNpfQxXbm/view?usp=drivesdk), créée par Philippe Richème, que nous remercions vivement !
Voyage culturel 2019 dans l'Oberland bernois
Cette année, nous avons décidé d'organiser notre voyage culturel plus tôt dans l'année afin de pouvoir profiter des belles journées de l'arrière-automne et d'une luminosité plus longue. Le voyage se fera donc en septembre.
La journée a commencé par une visite de l’exposition du Musée national de Prangins "Indiennes - un tissus révolutionne le monde", en résonance avec celle que le MahN avait préparé de son côté pour début octobre 2018. Les indiennes, tissus aux motifs souvent floraux, ont été prisées dans l’habillement et l’ameublement, et ont aussi servi de monnaie d’échange dans le commerce triangulaire et la traite des esclaves. L'exposition aborde tous ces thèmes, et présente une riche collection d'indiennes suisses et étrangères (françaises notamment).
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Nous avons également profité d’être sur place pour visiter l’exposition "Noblesse oblige ! La vie de Château au 18e siècle" au rez-de-chaussée du Musée.
Dominant le lac Léman, le Château de Prangins est une somptueuse demeure des années 1730 érigée dans le style français par Louis Guiguer, banquier parisien d’origine Saint-galloise. Il a connu une riche histoire, au cours de laquelle il a notamment servi de résidence à Voltaire et à Joseph Bonaparte. C’est en 1974 que le domaine est acquis par les gouvernements vaudois et genevois, qui le cèdent l’année suivante à la Confédération pour qu’il devienne le siège romand du Musée national.La restauration du château et la mise en valeur des terres alentours n’ont véritablement pu commencer qu’en 1990, et c’est en 1998 que le musée a pu être inauguré.
Les anciennes salles de réception, au rez-de-chaussée, comprennent salon, salles à manger et bibliothèques. Elles ont retrouvé leur lustre d’autrefois, montrant au visiteur de magnifiques boiseries aux couleurs d’origine, des textiles aux motifs chatoyants et des décors de faux-marbre. Cette atmosphère propulse le visiteur au cœur d’un 18ème siècle envoûtant, dans le quotidien d’une famille noble du Pays de Vaud, puisqu’on nous suggère de nous mettre dans la peau de la comtesse ou du baron des lieux. L’exposition montre quelques 600 objets d’époque, et des films inédits laissent la parole aux anciens habitants du château, y compris les domestiques.
La salle à manger du Château de Prangins, reconstituée telle qu'elle se présentait au 18e siècle
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Une table de travail dans la bibliothèque
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Le repas de midi a amené le groupe dans le petit village de Luins, après avoir traversé la riche campagne viticole. Laurent Baechtold nous a reçu au Château, qui est propriété de la famille depuis plus d’un siècle. Nous avons visité les caves et le pressoir, avant de goûter aux délicats arômes des vins produits sur place.
Un très agréable moment de convivialité dans la cave du Château de Luins
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Explications du maître des lieux
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Nous avons ensuite eu le privilège de manger sous le marronnier tricentenaire du domaine
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Anne Gueissaz, notre présidente, et Martine Jacot, aux grillades qui accompagnaient un buffet de salades diverses. En entrée, nous avons bien sûr dégusté les malakofs typiques de la région !
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Après ce très agréable moment, nous nous sommes déplacés pour découvrir la très sympathique et riche exposition "Le clou de l'exposition (et vice versa)" du Musée romain de Vidy, visite du 17 mars 2018 au 20 janvier 2019. Nous avons été accueillis par son directeur (et humoriste) Laurent Flutsch, qui nous a dévoilé l’histoire du clou, son utilisation ou sa morphologie avec originalité et humour.
Façade du musée romain de Vidy, annonçant l'exposition qui nous intéressera
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
L'exposition interroge de nombreux thèmes, à l'instar de la représentation de l'enfant Jésus tenant des oeillets rouges à la main...
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
L'humour n'a pas été oublié, une salle étant consacrée à des dessins relatifs aux clous
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Après cet intéressant moment, nous nous sommes rendus au Château de Vullierens, un domaine de plus de cent hectares, propriété de la même famille depuis plus de 700 ans. Celui-ci a été bâti sous sa forme actuelle, une belle résidence campagnarde, entre 1706 et 1712 par Gabriel-Henri de Mestral. Le Château, avec vue sur le lac Léman et les Alpes, s’accompagne d’un jardin de plus de 30 hectares, connu loin à la ronde pour ses dizaines de milliers d’iris qui l’ornent au printemps avec nombre d’autres fleurs. Depuis quelques temps, la famille Bovet, propriétaire des lieux, propose aux visiteurs une collection de nombreuses sculptures contemporaines et monumentales qui rythment les promenades dans les jardins. Ce sont plus précisément ces pièces que nous avons découvertes avec notre guide.
Les organisatrices du voyage Mélanie Bianchi et Julie Rieder s'amusent à Vullierens, sous un "pont - palais des glaces", l'une des nombreuses œuvres que l'on a pu admirer. Une vingtaine d'artistes sont ainsi exposés à l'extérieur, toujours avec des pièces monumentales magnifiques.
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Installation de 16 «pierres » en acier inoxydable dont certains, empilés, qui culmine à 4,5 mètres de hauteur ; elle est l'oeuvre du Belge Pol Quadens.
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Mother and Child, une très belle oeuvre de Manuel Carbonell, un sculpteur cubain né à Cuba en 1918, décédé en Floride en 2011, à 93 ans.
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Big Bang d'Etienne Krähenbühl, une impressionnante oeuvre qui se meut musicalement au gré du vent
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Puis est venue l’heure de reprendre le car !
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Avant de retourner à Neuchâtel, nous avons encore fait un détour par l’ancienne indiennerie de Grandchamp, où Philippe Lüscher nous a présenté les bâtiments et leurs anciens usages, et où nous avons pu admirer la chapelle des soeurs de Grandchamp dans un séchoir admirablement rénové.
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
La chapelle de Grandchamp, qui occupe un ancien séchoir faisant partie de l’indiennerie
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Et enfin, nous avons partagé sur place le verre de l’amitié, dans le jardin de l’un des occupants des lieux, Olivier Hunkeler. Martine Jacot, Anne Gueissaz et Julie Rieder avaient tout prévu.
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Voyage culturel à Soleure.
Soleure, magnifique ville baroque, dont la variété de ses élégants monuments historiques et de ses fontaines forme un tout cohérent d'une belle harmonie. Ville d'art et d'histoire, Soleure était autrefois le siège de plusieurs ambassades étrangères, dont celle de France. ARTHIS y avait déjà mené ses membres en novembre 2000. Dix-sept ans ont passé, mais la ville reste un bijou intact trop souvent méconnu. Le comité a donc décidé de reproposer cette destination exceptionnelle à ses membres, et s’est approché de Renaud de Montmollin, ancien président d’ARTHIS et fin connaisseur du baroque, pour organiser le voyage et commenter ces belles découvertes au groupe.
Le soleil, hélas, ne s’est pas invité à l’occasion de cette journée du 5 novembre, ce qui n’a pas découragé les 40 participants.
La première étape était une visite de la chapelle de Combes (chapelle Sainte-Anne), qui domine la plaine au-dessus du Landeron depuis le 17ème siècle. Sa construction qui respecte à la perfection le nombre d’or et sa statuaire de grande valeur en font un moment particulièrement intéressant. Hélas, nous avons attendu notre guide en vain, en raison de son décès la veille au soir. C’est donc seulement de l’extérieur que nous avons pu admirer cette ravissante bâtisse.
Chapelle de Combes, construite au 17ème siècle dans le respect du nombre d'or
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
En raison de l’avance prise sur notre programme suite à ce triste contretemps, nous avons quelque peu modifié notre planning et nous sommes rendus à la chapelle Zu Kreuzen, édifiée en 1643 par la famille soleuroise von Roll, à laquelle elle sert de caveau familial. Dans le chœur se trouve une « chapelle dans la chapelle », dans laquelle on accède en se pliant, et qui contient une reproduction du tombeau du Christ.
Le site de Kreuzen, un lieu hors du temps
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
La chapelle von Roll, à Kreuzen, émergeant au détour d'un chemin
Photo : Philippe Richème participant au voyage
Les membres écoutent les explications fournies par Renaud de Montmollin
Photo : Mélanie Bianchi, participante au voyage
L'un des vitraux de la chapelle von Roll de Kreuzen
Photo : Philippe Richème participant au voyage
La "chapelle" que l'on peut admirer dans le coeur de la chapelle von Roll est une curiosité dans laquelle on est obligé de pénétrer courbé
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
La réplique du tombeau du Christ, à l'intérieur de la "chapelle miniature" du coeur de la chapelle von Roll
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
La petite descente à pied en direction de Einsiedelei débouche en haut de gorges, dans un vallon enchanteur où ont été construits la maison de l’ermite et deux chapelles baroques : la chapelle Sainte Vérène creusée dans la roche et ouverte sur l'extérieur, et la chapelle Saint Martin. La présence d'un ermite est attestée dans ce lieu dès 1442 ; il loge actuellement dans une maisonnette de 1624.
Site de Einsiedelei, avec la chapelle Sainte-Vérène à gauche et celle de Saint-Martin à droite
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Maison occupée par l'ermite de Einsiedelei
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Sainte Vérène avait choisi de se retirer dans le calme de ce lieu et la solitude après la mort des saints patrons de la ville de Soleure, les martyrs Ourse et Victor. Elle est toujours représentée avec une cruche et un peigne, symbole de ses activités charitables auprès des pauvres et des malades ; elle porte d’ailleurs la tenue des servantes. La chapelle qui lui est dédiée, mentionnée en 1429 et refaite en 1631, est lovée sous une falaise. Elle abrite un autel probablement réalisé en 1648, ainsi qu'un Saint-Sépulcre agencé sous un arc de triomphe néoclassique datant de 1810. Au-devant, on voit un Mont des Oliviers de style baroque, avec des personnages plus grands que nature (donation de 1691).
Chapelle Sainte-Vérène, mentionnée déjà en 1429, et qui se prolonge dans la roche
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Saint-Sépulcre que l'on découvre dans la chapelle Saint-Vérène et qui date de 1810
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Sculptures encadrant le Saint-Sépulcre
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Quant à la chapelle Saint-Martin, on en trouve trace en 1426 déjà, et on sait qu’elle a été transformée en 1576 et 1663 ; ses murs et plafond sont magnifiquement décorés de fresques et de peintures qu’on peut admirer à travers une porte grillagée.
Chapelle Saint-Martin, lovée contre la falaise
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Les murs et le plafond de la chapelle Saint-Martin sont entièrement décorés
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
L'autel de la chapelle Saint-Martin
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Remplis de belles images et d’une profonde sérénité, nous sommes ensuite partis pour le Château de Waldegg, construit à la fin du 17ème siècle par Jean Victor de Besenval, et qui reflète les temps glorieux où Soleure était le siège des ambassadeurs du Roi de France. Il compte parmi les constructions profanes de style baroque les plus remarquables de Suisse. Grâce à la fondation familiale créée en 1684 et au respect pour les traditions dont fit preuve la famille de Sury, une grande partie du mobilier d’origine peut aujourd’hui être admirée dans les salles richement décorées ; les peintures exposées sont elles-mêmes liées à l’histoire de la famille des propriétaires. Outre le bâtiment principal, nous avons également pu entrer dans la chapelle Saint-Michel.
Le château de Waldegg tel qu'il se présente en arrivant par le portail principal
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Renaud de Montmollin, toujours très bien préparé pour donner toutes les explications nécessaires quant aux lieux que nous visitons
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Philippe Richème, l'un de nos vérificateurs des comptes, très attentif pour réaliser plusieurs photos du voyage présentées dans cet article
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
La maquette du château
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Vue en direction de Soleure depuis les fenêtres des étages du château
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Salon du château
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Salle à manger du château
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Mobilier du château de Waldegg
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Mobilier du château de Waldegg
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Mobilier du château de Waldegg
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Détail du plafond de l'une des chambres à coucher du château de Waldegg
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Eglise Saint-Michel, à Waldegg
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Après un excellent repas (émincé à la zürichoise – hélas non à la soleuroise…) pris dans le Restaurant Kreuzen, nous nous sommes déplacés pour visiter la vieille ville de la porte de Bienne à la porte de Bâle. En se baladant ainsi, on ne peut que s’émerveiller devant son patrimoine bâti, inspiré tant par l’architecture italienne que française. Tous est dans les détails sur les façades, réalisées dans le beau calcaire blanc exploité non loin, au Weissenstein (comme son nom l’indique).
Repas au Restaurant Keuzen
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Repas au Restaurant Keuzen
Photo : Mélanie Bianchi, participante au voyage
La porte de Bienne ferme la vieille ville de Soleure à l'ouest
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Nous sommes passés devant quelques-unes des 11 fontaines de la ville, dont celle de la Justice. Comme de nombreuses autres de ses comparses soleuroises, mais aussi neuchâteloises, elle a été sculptée au 16ème siècle par Laurent Perroud. Sa chèvre est surmontée de la Justice, au pied de laquelle se trouvent un pape, un avoyer (premier magistrat), un empereur et un grand Turc, qui figurent les quatre différentes formes du gouvernement à cette époque-là.
Le groupe à la découverte de Soleure, les parapluies désormais fermés
Photo : Mélanie Bianchi, participante au voyage
La vieille ville de Soleure a été bâtie en calcaire blanc provenant du Weisstein ; on voit sur la droite l'église des Jésuites
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Vue de la chèvre de la fontaine de la Justice, oeuvre de Laurent Perroud au 16ème siècle
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Nos pas nous ont également menés devant la Tour de l’Horloge, qui date du début du 13ème siècle (c’est le plus ancien monument de Soleure). La grande horloge astronomique, construite en 1545 par Lorenz Liechti et Joachim Habrecht, sonne les jours, les mois et les années. Sous le cadran, trois symboles indiquent à chaque heure le sens de la vie : un chevalier, la Mort et, au milieu assis sur le trône, un roi coiffé d'un bonnet de fou. La Mort bascule son sablier à chaque coup des heures, et tourne la tête vers le chevalier, le symbole de la vigueur, pour lui dire que son heure est venue.Nos pas nous ont également menés devant la Tour de l’Horloge, qui date du début du 13ème siècle (c’est le plus ancien monument de Soleure). La grande horloge astronomique, construite en 1545 par Lorenz Liechti et Joachim Habrecht, sonne les jours, les mois et les années. Sous le cadran, trois symboles indiquent à chaque heure le sens de la vie : un chevalier, la Mort et, au milieu assis sur le trône, un roi coiffé d'un bonnet de fou. La Mort bascule son sablier à chaque coup des heures, et tourne la tête vers le chevalier, le symbole de la vigueur, pour lui dire que son heure est venue.
La Tour de l'Horloge, construite en 1545
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Le Chevalier, le Roi et la Mort de la Tour de l'Horloge
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Heureux moment de complicité entre Louise Rieder et Florence Rebord-Nicole
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Renaud de Montmollin nous a ensuite présenté l’église des Jésuites, érigée entre 1680 et 1689, probablement d'après les plans esquissés par frère Heinrich Mayer et selon l'exemple de maîtres d'œuvre du Voralberg. Elle a été construite comme espace baroque universel avec des ouvrages en stuc de grande valeur, qui sont vraisemblablement l’œuvre des frères luganais Giacomo et Pietro Neurone. Le maître-autel de 1704, réalisé par le peintre Franz Carl Stauder, représente l'Assomption de Marie, encadrée par des colonnes monumentales.
L'église des Jésuites, construite entre 1680 et 1689
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
L'impressionnant et monumental maître-autel a été réalisé par le peintre Franz Carl Stauder en 1704 et représente l'Assomption de Marie
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
La chaire, très belle, entre en harmonie absolue avec l'ensemble du décor
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Détail du décor du plafond
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
A quelques pas de là se dresse majestueusement la cathédrale Saint-Ourse, de style néoclassique, construite par l’architecte Gaetano Matteo Pisoni de 1762 à 1773. Les spécialistes considèrent cette cathédrale comme l’un des plus beaux édifices baroques d'Europe centrale. Son nom rappelle la légende des deux Romains Ourse et Victor, qui ont été décapités à Soleure vers 286 parce qu'ils étaient chrétiens ; on raconte que leurs corps, tombés dans l’Aare, ont saisi leur tête sous le bras et ont rejoint le cimetière romain. Cette cathédrale est l’incarnation même du symbolisme du chiffre 11. En effet, elle a été réalisée en onze ans, elle possède trois rangées de onze marches qui mènent au parvis, et les colonnes qui encadrent la porte sont formées de onze parties. La hauteur du clocher est de 6 x 11 mètres et celui-ci abrite onze cloches. Dans la nef, si on se place sur la onzième dalle noire, on aperçoit les onze autels, et les bancs sont disposés par rangs de onze.
La cathédrale Saint-Ourse se dresse entre la porte de Bâle et l'Hôtel de la Couronne
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Les participants s'apprêtent à monter les 3 x 11 marches qui mènent à l'entrée de la cathédrale
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
A l'intérieur se trouve l'imposant maître-autel en forme de sarcophage de Carlo Luca Pozzi. La sacristie côté nord abrite le trésor du dôme avec, entre autres, le sacramentaire de Hornbach (Reichenau, vers 983) et la magnifique statue de Marie de Mannlich et Bendl datant de la même année. La perspective de la croisée du transept et de la coupole est particulièrement impressionnante. La plupart des peintures des voûtes datent de 1769 et sont l'œuvre de Gottfried Berhard Göz. Les autels des collatéraux sont aussi du 18ème siècle. La décoration n'est pas surchargée car les stucs ne sont pas peints.
La cathédrale Saint-Ourse, érigée par l’architecte Gaetano Matteo Pisoni de 1762 à 1773
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Les espaces intérieurs s'élèvent avec une parfaite harmonie, dans un style particulièrement inspirant
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Infatigable, Renaud de Montmollin commente l'intérieur de la cathérale
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
La chaire
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Détail du décor de la tour-lanterne, qui amène une belle clarté à l'intérieur de la cathédrale
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Détail du sol
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Le groupe se dirige vers la porte de Bâle, afin de retrouver le car qui attend pour la dernière étape de la journée
Photo : Mélanie Bianchi, participante au voyage
Le car est aux couleurs de Xamax
Photo : Mélanie Bianchi, participante au voyage
Notre dernière étape de la journée a constitué une surprise de taille pour tous. Nous avons totalement changé de style pour nous immerger dans une œuvre incroyable de Walter Förderer, l’église Saint-Clément de Bettlach. Elle a été construite entre 1965 et 1969 dans un design intemporel en béton apparent. Le bâtiment est caractérisé par des plans d'étages polygonaux et des volumes complexes et imbriqués, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. L’intérieur combine harmonieusement le bois et le béton, avec une mise en valeur particulièrement saisissante grâce à un éclairage indirect.
L'église Saint-Clément de Bettlach (Bâche en français) a été construite entre 1965 et 1969 par Walter Förderer
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Dans les années 1960, les autorités avaient prévu que le village se développe bien davantage qu'il ne l'a fait ; en conséquence, l'église est particulièrement vaste puisqu'elle peut accueillir 5'000 personnes
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Le clocher de l'église Saint-Clément, entièrement en béton lui aussi
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Les membres d'Arthis se réjouissent de découvrir l'intérieur de l'église
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
L'intérieur offre un étonnant mariage entre le béton et le bois, et les volumes sont très harmonieusement pensés
Photo : Philippe Richème, participant au voyage
Détail de l'intérieur de l'église Saint-Clément de Bettlach
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Enfin, la journée n’aurait pas été aussi chaleureuse si le café accompagné de brioches (à l’aller) et le verre de l’amitié (au retour) n’avaient pas été servis dans le car, comme le veut une tradition dûment établie ! En outre, nous avons pu entendre le très intéressant exposé de Chantal Lafontant Vallotton, conservatrice du département historique du MahN, qui portait sur les relations entre Neuchâtel et Soleure.
En conclusion, nous pouvons affirmer que cette excursion aura été celle de bien des contrastes et de très belles découvertes pour tous. Les membres présents ont unanimement déclaré qu’ils avaient l’envie de retourner sur place afin d’approfondir leur connaissance de tous ces trésors. Pari gagné pour l’équipe des organisateurs et pour notre principal guide du jour, Renaud de Montmollin, Mélanie Bianchi et Julie Rieder !
Julie Rieder, novembre 2017
Voyage culturel en Valais, Musée des Beaux-Arts de Sion et Abbaye de Saint-Maurice.
Présentation au pied du Musée d'art de Sion
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Une partie du groupe à l'Abbaye St-Maurice d'Agaune
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Jardin de l'Abbaye St-Maurice d'Agaune
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Voyage annuel à la découverte de l’Abbaye de St-Ursanne, du Musée de l’Hôtel-Dieu de Porrentruy et des beaux vitraux des églises de Courfaivre (Léger) et de Berlincourt (Estève).
L'une des tables - celle du président - lors du repas de midi à Porrentruy
Photo : Violaine Barrelet, participante au voyage
Voyage culturel sur la Riviera vaudoise, avec visites commentées de l’exposition «Chaplin entre guerres et paix» au Musée de l’Elysée de Lausanne, et de la collection Kokoschka et de la collection permanente au Musée Jenisch à Vevey, avant de découvrir la Villa «Le Lac» que Le Corbusier avait construite pour sa mère à Corseaux.
Fresque de Ernest Biéler au Musée Jenisch de Vevey
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Fresque de Ernest Biéler au Musée Jenisch de Vevey
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Panorama pris depuis le Relais de la Poste à Grandvaux
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Arrivée du groupe à la Villa Le Corbusier à Corseaux
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Vue depuis la Villa Le Corbusier à Corseaux
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Voyage culturel à Berne et environs. Arrêt à Aarberg. Visite de la Fondation Saner à Studen (peintres suisses du 20ème siècle) sous la conduite du propriétaire M Gerhard Saner et visite au Kunstmuseum de l’exposition «Feu sacré» à l’occasion du bicentenaire de la Société bernoise des beaux-arts, présentant un choix de leurs œuvres d’artistes bernois.
Gerhard Saner, qui nous a présenté sa fondation à Studen, révélant de multiples anecdotes sur les tableaux avec beaucoup d'humour.
Voyage culturel dans les environs de Fontainebleau, avec visite du Cyclop de la bande à Tinguely et de l’Auberge de Ganne Barbizon puis, le lendemain, visite du Château et des jardins de Vaux-le-Vicomte.
Le Cyclop, de la Bande à Tinguely, se dresse dans la forêt de Fontainebleau
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Le Cyclop vu d'un autre angle ; ici, son oreille
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
La salle à manger de l'Auberge Ganne, musée de l'École de peinture de Barbizon
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Graffiti sur l'un des murs de l'Auberge Ganne, musée de l'École de peinture de Barbizon
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Graffiti sur l'un des murs de l'Auberge Ganne, musée de l'École de peinture de Barbizon
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Une partie du groupe à table à Fontainebleau
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Groupe au Château de Vaux-le-Vicomte
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Intérieur du Château de Vaux-le-Vicomte
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Détail d'une boiserie du Château de Vaux-le-Vicomte
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Château Vaux-le-Vicomte avec jardin
Photo : Julie Rieder, participante au voyage
Voyage culturel à Zürich, avec découverte du Musée national, de la vieille ville (en particulier les vitraux de Chagall dans le Fraumünster, commentés par Walter Tschopp), du Museum zur Gestaltung et de la Galerie d’art contemporain Lange & Pult.
Voyage culturel à Winterthur
Les participants ont eu le plaisir de commencer la journée en visitant l'exposition « Or & Argent, la monnaie nouvelle au Bas Moyen-Age » au Musée de la Monnaie et des médailles à la Villa Bühler (Lindstrasse 8). Le groupe était mené par Benedikt Zach, directeur du Cabinet de numismatique et des antiques.
La Villa Bühler, maison de maître aussi belle à l'extérieur qu'à l'intérieur, mérite à elle seule le déplacement ! Construite de 1867 à 1869 dans un style néo-baroque français par l'architecte Friedrich von Rütte, elle est située dans la zone résidentielle Sulzberg. Comme son nom l’indique, elle appartenait à Eduard Bühler-Egg, un industriel fortuné grâce à l'héritage de l'usine de filature de coton de son père. Après sa mort, son petit-fils a vécu dans la villa jusqu'en 1975, date à laquelle la maison a été vendue au canton de Zürich. Depuis 1982, elle abrite des bureaux cantonaux, ainsi qu’un magnifique cabinet de numismatique.
Le bâtiment principal, entouré de jardins, a été complété par un bâtiment de service en 1868 et une serre en 1873, selon les plans d'Ernst Jung. Ses jardins étaient sous la supervision de Conrad Löwe, un célèbre horticulteur de l'époque.
Après un repas au Restaurant Strauss, nous sommes ensuite allés au Kunstmuseum pour une visite guidée de l’exposition temporaire « die Natur der Kunst » par le directeur, Dieter Schwarz. Les œuvres courraient du 19ème siècle à nos jours.
Enfin, les membres ont été libres d'organiser le reste de leur après-midi comme bon leur semblait. Ainsi, certains ont été visiter la collection Oskar Rheinhart am Römerholz, en particulier pour voir l’exposition Camille Coro, alors que d’autres sont retournés au Kunstmuseum pour admirer les collections permanentes.
Voyage culturel à Nancy
Visite de Nancy lors du voyage culturel des 30 et 31 octobre 2010
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Visite de Nancy lors du voyage culturel des 30 et 31 octobre 2010
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Place Stanislas de Nancy
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
La cage d'escalier de l'Hôtel de Ville
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Walter Tschopp commentant les ferronnerie de Jean Lamour
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Une partie du groupe à table
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
La Villa Majorelle
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Groupe à la place de la Carrière
Photo : Alfred Strohmeier, participant au voyage
Voyage culturel avec visite du Castrum à Yverdon, du Château de Prangins, du village d’Aubonne et de la Maison d’Ailleurs à Yverdon-les-Bains.
Voyage culturel annuel à Aarau avec visite des collections du Musée argovien des beaux-arts, de la vieille ville et de la Collégiale St-Michel de Beromünster.
Voyage annuel en Pays Neuchâtelois avec visite de la Grande Rochette et de la Maison Blanche Le Corbusier, présentation de la Ferme des Brandt avec repas sur place, explication des vitraux des temples de Dombresson et de Cernier par leur réalisateur, l’artiste neuchâtelois Aloys Perregaux, puis visite de la propriété de Trois-Rods (papiers peints, cloisonnés de Clement Heaton, bibliothèque et sa collection remarquable d’ouvrages anciens).
Nous avons commencé notre journée par une visite privée de la Grande Rochette, superbe propriété historique construite en 1710 par David-François Chambrier, puis vendue en 1729 à Jean-Georges Bosset qui lui a donné sa forme actuelle. J-G. Bosset a également ajouté des caves pour stocker le vin, puisque la Grande Rochette était au centre d’une vaste exploitation viticole qui s’étendait jusqu’au Pertuis-du-Sault. En 1803, le général Charles-Daniel de Meuron l’a acquise, l’a partiellement transformée et en a fait décorer certaines parties part des peintres itinérants. C’est aussi lui qui a ajouté un grand escalier qui, à l’époque, menait jusqu’au lac. Cette demeure est l’une des plus belles de la région !
Après la visite de la Grande Rochette, nos pas nous ont menés à La Chaux-de-Fonds, à la Maison Blanche que Le Corbusier, de son vrai nom Charles-Édouard Jeanneret, a construite en 1912 pour ses parents. Cette année-là, il venait de fonder son propre cabinet d'architecture. Cette résidence, située sur un terrain escarpé en lisière de forêt, offre une belle vue. Elle était très avant-gardiste pour l'époque, avec sa forme rectangulaire, soutenue par des murs extérieurs et quatre piliers centraux, libérant l'intérieur des contraintes structurelles et permettant de délimiter les espaces de vie par des cloisons légères. La maison s'étend sur deux niveaux, un attique et des combles. En 1919, la famille Jeanneret a quitté la maison, qui a été mise en vente et qui a changé plusieurs fois de propriétaires au fil des décennies. En 1979, elle a été classée monument historique par le canton, et en 1994, sa structure a été reconnue d'intérêt national par la Confédération suisse. Aujourd'hui, elle est transformée en Centre culturel. Des recherches approfondies ont permis de retrouver certaines pièces de mobilier d'origine, à l’instar du piano de la mère du Corbusier, qui ont été réintroduites dans leur disposition initiale.
Nous avons ensuite mangé à la Ferme des Brandt, un trésor de l'architecture paysanne de La Chaux-de-Fonds, construite entre 1612 et 1614 et dont la structure générale n’a pas changé depuis lors. Jacques Bujard nous a expliqué l’historique du bâtiment, insistant sur la qualité exceptionnelle des façades nord et sud, ainsi qu’à propos de son intérieur remarquable, comprenant une cuisine voûtée, une immense cheminée en pierre et une superbe chambre avec des boiseries de style Renaissance. Elle a été sauvée en 1988 puis mise en valeur grâce à de généreux dons, et le restaurant a pu ouvrir en 2004, proposant une cuisine rustique délicieuse.
Nous sommes ensuite repartis en direction du Val-de-Ruz, où nous avons pu admirer les vitraux des temples de Dombresson et de Cernier, réalisés par Aloys Perregaux qui nous les a commentés. Ceux de Dombresson ont été réalisés suite à l’incendie du 2 août 1994, qui avait fait des dégâts considérables. Pâles et sobres, ils laissent entrer largement la lumière. Ceux du temple de Cernier, inaugurés en 2007, sont beaucoup plus colorés. Au nombre de 5, ils retracent divers épisodes de la vie du Christ (l'Annonciation, le Baptême de Jésus, Jésus et Marie de Béthanie, la Crucifixion et la Descente de croix, et enfin la Résurrection).
Enfin, la journée s’est terminée par la visite privée de la maison de maître de Trois-Rods, propriété de la hoirie DuPasquier bâtie en 1770. Philippe Etienne, membre de notre comité, nous a conduits à travers les belles pièces et les extérieurs. Cette demeure renferme des trésors patrimoniaux insoupçonnés, notamment une bibliothèque admirable renfermant des centaines de livres historiques que Dominique de Montmollin s’est fait un plaisir de nous présenter. De même, Nicole Quellet-Soguel a parlé de certains éléments du décor, en particulier des extraordinaires papiers peints ainsi que des magnifiques décors dont la réalisation avait été confiée à Clement Heaton (1861-1940), auquel on doit également notamment la cage d’escalier du MahN.
Un excellent apéritif servi sur place à Trois-Rods a clos cette journée d’exception, qui a marqué les 10 ans d’ARTHIS !
Voyage annuel à Besançon, avec visite du musée du Temps, de la vieille ville et du musée des arts et d’archéologie.
Photo du groupe lors du voyage à Besançon du 5 novembre 2006
Photo Violaine Barrelet, participante au voyage
Voyage culturel à Sion, avec visite de la colline de Valère avec sa collégiale, du musée historique ainsi que de l’exposition « Montagne je te hais, montagne je t'adore » dans l’ancien pénitencier ; repas de midi au Château de Villa à avec dégustation de vins.
Voyage annuel à Lucerne, avec visite du Panorama Bourbaki, de la vieille ville, de la collection Rosengart, de l’église des Jésuites et également avec un apéritif dans l’ancienne maison de la Gesellschaft der Herren zu Schützen.
Le panorama Bourbaki à Lucerne est une toile panoramique qui mesure 112 mètres sur 14 mètres, peinte par Édouard Castres en 1881. Il représente le passage de la frontière suisse par l'armée française de l'Est sous le commandement du général Bourbaki en hiver 1871, lors de la .guerre franco-allemande de 1870-71. 87'000 soldats français ont alors trouvé refuge dans le Canton de Neuchâtel en passant par le Val-de-Travers. Édouard Castres a vécu la guerre comme volontaire de la Croix Rouge.
Ce panorama est l'une des dernières peintures circulaires géantes du 19e siècle qui ait pu être conservée. On y voit notamment des soldats mourant au bord du chemin, des civils fuyant avec leurs maigres possessions et une armée qui rend les armes à la frontière suisse : le panorama Bourbaki représente un rare témoin de l'histoire des médias et des guerres au 19e siècle.
Nous avons vu la collection Rosengart se trouve à l'adresse Pilatustrasse 10, dans les locaux de l'ancienne Banque nationale suisse de Lucerne, un bâtiment néoclassique de style Empire.
Voyage culturel à Bâle, avec visite du vieux quartier de Bâle, du Kunstmuseum, de la Cathédrale et de la Fondation Beyeler.
Voyage culturel à Fribourg, avec visite de l’église des Cordeliers, du Musée d’art et d’histoire, de l’abbaye cistercienne de la Maigrauge et de la Cathédrale.
Voyage culturel à Genève, avec visite de la collection de céramiques modernes au musée de l’Ariana, de la maquette de la ville de Genève à la Maison Tavel et du MAMCO.
Voyage culturel à Soleure, avec étape à Bienne pour découvrir sa vieille ville, son Ring et ses belles demeures, visite de la chapelle de la famille von Roll à Kreuzen, puis à Soleure visite du château de Waldegg, de la vieille ville et des églises des Jésuites et de Saint-Ours.
Voyage à Dijon et à Beaune, avec visite de l’Hospice de Beaune et le triptyque de van der Weyden, puis le Musée des beaux-arts de Dijon et Le Consortium, centre d’art contemporain.
Voyage culturel à Bâle, avec visite du musée Tinguely et de la Fondation Beyeler.