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Visite guidée de l’exposition «La Grande Illusion»

Visite guidée de l’exposition «La Grande Illusion».

La personne visitant cette exposition est amené à se poser une question pour le moins philosophique : le musée n’est-il pas un fabricant d’illusions ?

Imaginée par l’équipe dirigeante du musée, cette enseigne souhaite d’emblée donner le ton en indiquant que tout est en même temps son contraire...

Imaginée par l’équipe dirigeante du musée, cette enseigne souhaite d’emblée donner le ton en indiquant que tout est en même temps son contraire...

De nombreuses interventions de toute petite taille de Luc Andrié, installées par Gauthier Huber, viennent perturber l’espace d’accueil du musée En plus de la poésie de leur message, ironiquement emprunté à l’iconographie d’un quotidien idyllique, leur mise en place dans l'espace pose la question du contexte de l’œuvre d’art.

Les petits tableaux de Luc Andrié demande si le tableau a besoin de cimaises pour exister, ou s'il fonctionne partout en lui-même

Les petits tableaux de Luc Andrié demande si le tableau a besoin de cimaises pour exister, ou s'il fonctionne partout en lui-même

Sous le titre "Haut niveau", Daniel Göttin, dans un évident processus d'autodérision, a installé des marques rouges ou jaunes au-dessus de chaque entrée de salle.

Les marques de Daniel Göttin indiquent un niveau qui reste le même à travers l'ensemble du bâtiment, tout en se combinant avec des motifs de bande autocollante qui, de leur côté, évoquent plutôt les différences d’une salle à l’autre

Les marques de Daniel Göttin indiquent un niveau qui reste le même à travers l'ensemble du bâtiment, tout en se combinant avec des motifs de bande autocollante qui, de leur côté, évoquent plutôt les différences d’une salle à l’autre

Les relations entre les artistes et les musées publics sont parfois tumultueux. Peut-on raconter une histoire avec le langage de l’art concret ? Un message artistique, peut-il traverser indemne tous les autres ?

L'artiste Pierre Raetz a reçu carte blanche pour montrer quels regards un artiste d’aujourd’hui jette sur la scène artistique. Il s'agit peut-être une tentative de réconciliation illusoire.

L'artiste Pierre Raetz a reçu carte blanche pour montrer quels regards un artiste d’aujourd’hui jette sur la scène artistique. Il s'agit peut-être une tentative de réconciliation illusoire.

Face aux innombrables documents qui constituent notre mémoire, l'historien doit opérer des choix forcément subjectifs. Avec abnégation, rigueur et méthode, il tente de poser les résultats objectifs auxquels son enquête le conduit.

La Salle des archives illustre les difficultés auxquelles sont confrontés les historiens qui se sentent souvent seuls devant la lourde responsabilité de redonner vie au passé selon leur interprétation personnelle

La Salle des archives illustre les difficultés auxquelles sont confrontés les historiens qui se sentent souvent seuls devant la lourde responsabilité de redonner vie au passé selon leur interprétation personnelle

La salle "or esclave et plastique noble" évoque la désincarnation progressive des moyens de paiement (des monnaies d’or aux cartes de plastique) et la métamorphose du banquier qui est à la fois sociale (de l’ancien esclave au nouveau noble) et physique (de l’homme à la machine). Ces deux cheminements mis en parallèle révèlent le tour de passe-passe que l’argent a réussi dans notre société : en s’allégeant physiquement, il pèse davantage sur l’homme.

Salle "or esclave et plastique noble"

Salle "or esclave et plastique noble"

La mise en onde du roman "Lamioche" de Mariella Mehr dans sa traduction française par Monique Laederach et les illustrations de Stefano Ricci proposent une réflexion sur la difficile question de l’enfance, totalement malheureuse dans le cas présent... Un grand flacon de laboratoire, rempli de petits cailloux, fait par un " artiste " anonyme, interprète à sa manière le thème.

Salle de l'illusion de l'enfance heureuse

Salle de l'illusion de l'enfance heureuse

Intimement lié aux mondes de l’apparence, le département des arts appliqués joue avec la forme et la nature de l’objet le plus représentatif du domaine : le miroir. Dans cette salle, points de vue et lumière engendrent des parcelles de réalités mises en scène.

Au centre du jeu, des travaux d’étudiants-designers de l’Ecole supérieure des arts appliqués de La Chaux-de-Fonds évoquent des préoccupations contemporaines matérialisées grâce aux divers phénomènes de l’illusion.

Au centre du jeu, des travaux d’étudiants-designers de l’Ecole supérieure des arts appliqués de La Chaux-de-Fonds évoquent des préoccupations contemporaines matérialisées grâce aux divers phénomènes de l’illusion.